Livraison offerte dès 50 € en FranceRetour sous 30 joursImprimé à la commande en France
0

Drapeau genderfluid : ses couleurs et leur signification

Drapeau genderfluid a cinq bandes rose, blanche, violette, noire et bleue

Le drapeau genderfluid se compose de cinq bandes égales : rose, blanc, violet, noir, bleu. Il désigne les personnes dont le genre varie dans le temps, parfois d’une période à l’autre, parfois d’un jour à l’autre. Sa paternité est généralement attribuée à JJ Poole, en 2012.

D’où vient le drapeau genderfluid ?

L’attribution la plus répandue désigne JJ Poole, qui l’aurait publié en 2012 sur un blog Tumblr consacré à la fluidité de genre. Cette date est citée par la plupart des sources sérieuses, et c’est celle qu’il faut retenir à défaut de mieux.

Une réserve s’impose pourtant, et elle est rarement mentionnée. Des drapeaux très proches apparaissent sur des photographies antérieures à 2012. L’université de Colombie-Britannique, qui tient un recensement de ces emblèmes, note que ce drapeau a une longue histoire d’obscurité et que des images similaires circulaient dès le milieu des années 2000. Autrement dit, 2012 est la date de diffusion documentée, pas nécessairement celle de la première apparition.

Genderfluid, non binaire : où passe la différence ?

Les deux mots se recoupent sans se confondre. Être non binaire, c’est ne pas se reconnaître dans le partage homme ou femme. Être genderfluid, c’est voir son genre varier dans le temps, ce qui est une manière particulière de ne pas tenir dans une seule case.

Beaucoup de personnes genderfluid se décrivent donc aussi comme non binaires, et arborent indifféremment ce drapeau ou le drapeau non binaire. Mais l’inverse n’a rien d’automatique : une personne non binaire peut avoir un genre parfaitement stable, qui n’est simplement ni l’un ni l’autre. C’est précisément ce que ce drapeau-ci ajoute : la variation dans le temps.

Que signifient les cinq couleurs ?

BandeCouleurSignification courante
1RoseLa féminité
2BlancTous les genres, ou leur absence
3VioletLa combinaison de masculin et de féminin
4NoirL’absence de genre
5BleuLa masculinité

La logique du drapeau est celle d’un éventail plutôt que d’un dégradé. Le rose et le bleu occupent les deux extrémités, le violet au centre tient le mélange des deux, et le blanc comme le noir viennent dire ce qui échappe entièrement à ce partage. Les cinq bandes ne décrivent pas un parcours entre deux points, elles posent cinq états dans lesquels une même personne peut se trouver tour à tour.

C’est ce qui le distingue du drapeau transgenre, construit en miroir autour d’un axe, où la symétrie signifie qu’on trouve sa justesse quel que soit le sens du trajet. Ici, aucune symétrie : le rose et le bleu ne se répondent pas, ils encadrent.

Ce qu’on ne sait pas, et ce qu’il faut éviter d’affirmer

L’antériorité de JJ Poole n’est pas absolument établie, on l’a dit. Les codes couleur eux-mêmes varient légèrement d’une source à l’autre, ce qui est fréquent pour les drapeaux nés en ligne : il n’existe pas de fichier d’origine déposé quelque part qui ferait foi. Les valeurs retenues ici sont celles qui circulent le plus largement.

Sur le fond, deux formulations sont à éviter. La fluidité de genre n’est pas une indécision, et la présenter comme une étape avant de se fixer contredit ce que disent les personnes concernées. Elle n’est pas davantage un choix quotidien délibéré, comparable à celui d’une tenue : la variation est décrite comme subie autant que vécue, et son rythme n’obéit à aucune règle générale.

Enfin, le rose et le bleu, employés ici comme raccourcis du féminin et du masculin, sont des conventions récentes et occidentales, pas des évidences universelles. Le drapeau les utilise parce qu’ils sont lisibles, pas parce qu’ils sont justes.

Comment ces couleurs passent-elles du drapeau à un vêtement ?

Ce drapeau est le plus contrasté des six de cette série. Le violet et le bleu sont tous deux très saturés, le noir vient les séparer, et l’ensemble reste lisible même en petit format. En impression textile, c’est un avantage : aucune des cinq teintes ne risque de se confondre avec sa voisine.

La bande blanche impose en revanche la même contrainte que sur le drapeau aromantique : elle s’efface sur un vêtement clair, ce qui réduit le choix des coloris. Les pièces aux couleurs des drapeaux de la boutique LGBTQI+ reprennent ces teintes exactes, sur une composition sobre et sans phrase ajoutée.

Concrètement, cela donne le t-shirt aux couleurs du drapeau genderfluid : les bandes aux teintes exactes, environ 15 cm de large, imprimées en France à la commande sur un coton biologique certifié.

Questions fréquentes sur le drapeau genderfluid

Qui a créé le drapeau genderfluid ?

JJ Poole, en 2012, sur un blog Tumblr. L’attribution est largement reprise, mais des drapeaux très proches apparaissent sur des images antérieures, donc l’antériorité n’est pas certaine.

Quels sont les codes couleur exacts ?

Rose #FF76A4, blanc #FFFFFF, violet #C011D7, noir #000000, bleu #2F3CBE, dans cet ordre de haut en bas. De légères variantes circulent, faute de fichier d’origine faisant référence.

Dit-on genderfluid ou genre fluide en français ?

Les deux s’emploient. « Genderfluid » reste le plus courant à l’écrit, y compris en français, et « genre fluide » gagne du terrain. Aucune des deux formes n’est fautive.

Est-ce la même chose que non binaire ?

Non. Être non binaire, c’est ne pas se reconnaître dans le partage homme ou femme. Être genderfluid, c’est voir son genre varier dans le temps. Les deux se recoupent souvent, sans se confondre.

Quand a lieu la journée de visibilité genderfluid ?

Le 17 octobre, date retenue par l’usage. Elle reste nettement moins installée que la journée de visibilité transgenre du 31 mars.

Cinq bandes pour dire un mouvement

Il y a une difficulté amusante dans ce drapeau : représenter la variation avec un objet fixe. Cinq bandes immobiles pour dire quelque chose qui bouge, c’est un paradoxe que le dessin ne résout pas vraiment, et qu’il assume en juxtaposant les états plutôt qu’en les mélangeant.

Pour les distinctions de vocabulaire qui entourent ce drapeau, le sens de chaque lettre du sigle LGBTQI+ donne le cadre, et le drapeau arc-en-ciel explique d’où vient la grammaire visuelle commune à tous ces emblèmes.

Des pièces qui portent ce message

Défiler vers le haut