Livraison offerte dès 50 € en FranceRetour sous 30 joursImprimé à la commande en France
0

Drapeau non binaire : que disent ses quatre bandes ?

Drapeau non binaire a quatre bandes jaune, blanche, violette et noire

Le drapeau non binaire compte quatre bandes égales : jaune, blanc, violet, noir. Il a été créé en 2014 par Kye Rowan, qui avait alors dix-sept ans, non pour remplacer un drapeau existant mais pour combler un manque que des personnes concernées avaient elles-mêmes formulé.

Pourquoi ce drapeau a-t-il été créé en 2014 ?

Un drapeau genderqueer existait déjà, conçu en 2011. Il était utilisé largement, mais une partie des personnes non binaires ne s’y reconnaissaient pas : le mot genderqueer porte une histoire militante et théorique propre, que tout le monde ne revendique pas. Des voix demandent alors un emblème distinct.

Kye Rowan répond à cette demande en février 2014. Point important, souvent omis : le drapeau n’a jamais été présenté comme un remplacement du drapeau genderqueer, mais comme un complément. Les deux coexistent aujourd’hui et répondent à des usages différents.

Que signifient les quatre couleurs ?

Chaque bande correspond à une situation distincte. La lecture ci-dessous est celle que l’on rencontre le plus fréquemment.

BandeCouleurSignification courante
1JauneGenres situés en dehors du système binaire
2BlancPersonnes qui ont plusieurs genres, ou tous
3VioletGenres qui mêlent le masculin et le féminin
4NoirPersonnes agenres, sans genre

La logique est plus précise qu’il n’y paraît. Le jaune est une couleur qui n’entre ni dans le rose ni dans le bleu : elle marque ce qui existe à côté du système, et non entre ses deux pôles. Le blanc contient toutes les couleurs de la lumière, d’où la lecture « plusieurs genres, ou tous ». Le violet naît du mélange du rose et du bleu. Le noir, lui, est l’absence de couleur.

Les quatre bandes ne décrivent donc pas quatre nuances d’une même chose, mais quatre rapports différents à la binarité : à côté, au pluriel, au mélange, à l’absence.

Quelle différence avec le drapeau genderqueer ?

Le drapeau genderqueer compte trois bandes : lavande, blanc et vert. Ce sont deux emblèmes différents, nés de démarches différentes, et l’existence du second n’a jamais annulé le premier.

Dans l’usage courant, le drapeau non binaire est aujourd’hui le plus visible des deux, en particulier dans les espaces francophones. Cela tient probablement à ce que l’expression « non binaire » s’est imposée dans la langue courante plus vite que « genderqueer », resté peu employé en français.

Ce qu’on ne sait pas, et ce qu’il faut éviter d’affirmer

Les sources ne s’accordent pas sur la bande noire. La lecture la plus répandue y voit les personnes agenres, mais certaines la décrivent plutôt comme le lien entre toutes les personnes non binaires, en déplaçant alors l’agenre vers le violet. Il n’existe pas de texte fondateur assez précis pour trancher, et présenter une seule version comme la bonne serait inexact.

Un autre point mérite d’être signalé, parce qu’il circule : cette palette recoupe en partie des couleurs historiquement employées par des mouvements suffragistes britanniques, et certains groupes s’en sont servis en ligne de façon équivoque. Cette coïncidence ne change pas le sens du drapeau de Kye Rowan, mais elle explique des débats que l’on peut rencontrer sans comprendre d’où ils viennent.

Enfin, être non binaire ne dit rien de l’orientation d’une personne, ni de son apparence, ni d’un éventuel parcours médical. Ces éléments relèvent de registres distincts, détaillés dans le sens de chaque lettre du sigle LGBTQI+.

Comment ces couleurs passent-elles du drapeau à un vêtement ?

Ce drapeau est le plus contrasté des six : un jaune vif, un blanc, un violet soutenu et un noir. Cette amplitude le rend très lisible en petit format, mais elle rend aussi l’impression exigeante, parce qu’un jaune mal rendu vire rapidement au moutarde et perd toute sa vivacité.

Les pièces aux couleurs des drapeaux de la boutique LGBTQI+ reprennent les teintes exactes, sans slogan ajouté. Le signe se voit, et il n’exige aucune explication de la part de la personne qui le porte.

Concrètement, cela donne le t-shirt aux couleurs du drapeau non binaire : les bandes aux teintes exactes, 16,5 cm de large, imprimées en France à la commande sur un coton biologique certifié.

Questions fréquentes sur le drapeau non binaire

Qui a créé le drapeau non binaire ?

Kye Rowan, en février 2014, à l’âge de dix-sept ans, en réponse à une demande venue de personnes non binaires qui ne se reconnaissaient pas dans le drapeau genderqueer.

Que veut dire la bande jaune ?

Elle désigne les genres qui existent en dehors du système binaire. Le jaune a été choisi parce qu’il ne résulte pas d’un mélange de rose et de bleu : il est à côté, pas entre les deux.

Non binaire et transgenre, est-ce la même chose ?

Ce ne sont pas des synonymes. Certaines personnes non binaires se disent également trans, d’autres non, et le choix appartient à chacune. Le drapeau transgenre est un emblème distinct.

Quels pronoms employer avec une personne non binaire ?

Ceux que la personne indique, et uniquement ceux-là. Aucun drapeau, aucun vêtement et aucune apparence ne permettent de les deviner. En cas de doute, la seule méthode fiable consiste à demander, simplement et sans en faire un sujet.

Quels sont les autres drapeaux LGBTQI+ les plus connus ?

Le drapeau arc-en-ciel, le drapeau lesbien, le drapeau bisexuel, le drapeau transgenre, le drapeau pansexuel et le drapeau asexuel.

Quatre façons de sortir d’un système à deux cases

L’intérêt de ce drapeau tient à son refus de proposer une seule réponse. Il n’oppose pas une troisième case aux deux autres : il en montre quatre, et aucune ne prétend contenir les autres.

C’est aussi ce qui explique sa diffusion rapide. Un emblème conçu par une personne de dix-sept ans, publié en ligne et adopté sans aucune instance officielle, tient encore dix ans plus tard parce qu’il laisse de la place plutôt que d’en réclamer.

Des pièces qui portent ce message

Défiler vers le haut